|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Tu es Noire, tu es fille du soleil Sur sa couche pendant des nuits Avec des mots Aux étoiles Sculpte dans la lumière Cantique Sélène Rêve pour celle Souviens-toi... Regards Dans mes yeux de ta nudité Temps suspendu La vie comme une fleur... Toi moi - moi toi Nuit de lune claire Chut ! Je t'aime Tu es mon Ile où le temps et l'heure... Donne ta main compagne élue Quantique L'on découvre l'éblouissement Deux oiseaux L'on entrevoit en clair-obscur Arabesques noctules Porcelaine d'agate où se mire Tu erres, ombre obscène Fantasmagorique chant 1 Fantasmagorique chant 2 Fantasmagorique chant 3 Cantique Les yeux se ferment; Cantique du matin Femme noire Cantique pour un chant silence Revenir au début Retour à la page d'accueil. Retour au Site Portail |
VARIATIONS QUANTIQUES
Des variations inspirées par des îles tropicales peuplées de femmes noires nées du soleil et du vent.
Tu es Noire, tu es fille du soleil Ton corps reflète la couleur de l'ambre Ta chevelure noire, brillante, te tient lieu d'habit Tes seins ont la tendresse d'une mère Ton nid est le repos de ton bien-aimé. Filles, ne soyez pas jalouses Son bien-aimé l'aime et l'attend. Au soleil couchant, ton ombre danse. Le murmure de la mer en est la musique O filles du soleil mes amies, Voyez la danse comme magique du colibri, Voletant de fleur en fleur. Son cœur est à la joie de cette danse. Filles, ne soyez pas jalouses Son bien-aimé l'aime et l'attend. revenir au début
Sur sa couche pendant des nuits Elle l'a cherché, attendu, Celui que son cœur aime. Elle l'a cherché dans son sommeil Et ne l'a point trouvé. Celui que son cœur aime, Hante ses nuits remplies de rêves d'eaux. Filles du soleil, mes amies, Avez-vous vu celui que son cœur aime ? Mes amies filles du soleil, Quand l'amour entrelace Sa marche dans l'ivresse d'aimer Profonde est son empreinte, Car il sait que ce poids Porte en lui une souffrance. Faut-il réveiller l'amour Avant qu'il le veuille ? revenir au début
Avec des mots Avec des mots Pas trop longs Pas trop courts De mille, mille voyelles Je tresserais un canevas Aux couleurs de l'arc-en-ciel. Avec des mots Pas trop longs Pas trop courts De mille mille voyelles Je formerais une chaîne Entrelacs de l'amour. Avec des mots Pas trop longs Pas trop courts Je natterais ta chevelure Parure de couleur sélène. Avec des mots Pas trop longs Pas trop courts De mille mille voyelles J'habillerais ton corps Hommage à ta beauté ébène. revenir au début
Aux étoiles Au soleil A la fleur A l'eau de la source J'ai pleuré ton nom. Au soir venu J'ai allumé le ciel De mes nuits solitaires. Il me reste que rêves En marécages. Si j'avais osé... revenir au début
Il n'y a pas d'ombres. Même la nuit Même la mer Jeux d'ombres Jeux d'illusions En arc-en-ciel. Mirages d'images D'une fausse aurore D'un faux soleil En intervalle du jour En étirement de la nuit. Rentrer dans la lumière Opalescente automnale Ouvrir la Voie Avouer Maintenant tu sais... Amour Miroir au reflet intérieure D'une dimension D'une émotion grandie S'ouvre sur l'infini Frangé en opale vivante. revenir au début
Tu es ma nuit Qu'éclaire la lune gibbeuse Auréolée de la voûte céleste Parée d'étoiles coruscantes. Tu t'offres appelant l'extase Tu es Cybèle que la Flore saxicole dans la lumière Sélène chante l'Aède à l'amour. Ton corps voilé de nuit Forme d'ingénieuse planèze Mis en vision par l'halo lunaire S'offre à moi corybante improvisé. Toi, Moi, ombres enlacées Où les sens de couleurs mêlent Aux formes étranges des coquecigrues, Des inflorescences aux corymbes ombrés. Dans ce décor rupestre, le chant De quelques oiseaux de nuit, à l'appel de l'amour Arpégent, coryphées exaltés, Nous invitent à une bacchanale nocturne. Pour que cette nuit Le voyage ne verra le bout... revenir au début
Mat avec éclat Tenace avec douceur Intense avec élégance. Tu es mon imaginaire liberté ! Des mots pour tout dire Pour ne pas laisser le rêve Pour que les choses restent. Simplement. A mon âge on se retourne en Soi On arrange les faits d'hier Ceux que l'on a mis de côté. Rêve en désir de sable Tendresse, Amour, Des mots pour qualifier Elle-Passion. L'oubli rarement s'adoucit au souvenir Parce qu'il n'est pas facile De se faire une place à l'ombre Se retrouver dans l'Être de Soi. Simplement. revenir au début
Souviens-toi de moi Quand l'espace s'étirera au temps. Souviens-toi de ce temps Où Tu demandais D'aller au-delà du temporel De déposer à tes pieds le monde. Souviens Toi Aujourd'hui Demain Combien fidèle je reste Au souvenir de ces heures Où l'amour avait la saveur Des roses clandestines Qui finit par rencontrer La sagesse des feuilles du chêne. revenir au début
Tes yeux Je les vois Eaux cristallines Effacer les ombres. Mélancolies de l'instant ? Mélancolies de demain ? Sur ton front de sable Ta beauté Tropicale explose Au repos de ma lassitude En n'ayant dans mes yeux La simple beauté de ton corps nu. De ce moment le temps recule, Recule dans l'espace En une image sobre. Entre deux halos lumineux De l'image embuée Accompli l'inexplicable mystère retrouvé, Reste de l'antique adoration Où la terre exhume Le pur silence des matins endormis. revenir au début
Dans mes yeux de ta nudité L'Océan est là De tous les vents du large Et les voiliers de ces vents. L'Océan vague après vague Investi ce temps. Nous pouvons sans nous lasser Nous anéantir dans ce temps. Et le regard s'ouvre Parle Brûle immobile Au silence de ce temps Tel la source Dans le pur de son eau. Au matin de ta nudité L'approche soupèse le poids complice Monte en hymne muet D'odeurs d'aubes endormies, Recule l'imaginaire au-delà de l'au-delà Fait sentir ta présente muette Perdu dans l'ombre de l'ombre Dans l'abandon nu Plus nu que le regard On l'entend Comme un sanglot voilé. revenir au début
O temps suspendu Quel lien unit Le rêve de l'alchimiste Et l'eau transposée Par son reflet d'argent Qui se surprend A rêver d'océan ? Façonnée à la source L'âme de l'amour Empreinte la voie de la magie Où l'on se surprend de rêver Que nous sommes au cœur de l'élue, Ile où s'évapore l'errance. O temps suspendu Est-ce une raison d'aimer De n'en rien montrer ? Pour sentir déceler la passion De ce temps, il suffit d'un signe, Offrir l'impression Qu'ensemble c'est la première fois . revenir au début
Rêve de moment Où l'air embaume le soir Nous caresse, Incitant nos âmes au voyage. Je dialogue avec ta beauté L'émotion est entre nos mains enlacées. Le bonheur, la vie Cela ne peut s'expliquer, Cela se vit. Aussi simple que cela. Je pianote sur ta peau ambrée Des notes au goût de l'instant Musique du temps d'aujourd'hui, de demain. La vie est belle comme le cristal Quand on s'en sert. Oublions. Pour se sentir jeune de l'intérieur Regardons ce temps autrement. revenir au début
Nous sommes seuls Toi Moi, Moi Toi. Différents de tout, formant un seul corps. Le temps qui passe nous confère une immortalité Que seules les étoiles osent nous disputer. Le jardin aux senteurs sauvages multiples Nous libère de nous-mêmes. L'extase en ses mille facettes nous unit, Toi Moi, En ce lieu où nos cœurs s'embrasent, Moi Toi, Blottis l'un dans l'autre, confondus un seul Un. Nous sommes l'envie des oiseaux et des fleurs. Seule la caresse de la brise au souffle embaumé Du matin naissant nous réveille, Toi Moi. Frissonnant, la rosée en fines perles servant d'habit, Nous plonge en une torpeur, reculant ce temps, Avec le regret de ne pouvoir en retenir l'instant Comme pour mieux nous le faire regretter. Instants fugaces que l'on ne peut en savourer Ni mesurer sa portée, Toi Moi, Moi Toi. revenir au début
Nuit de lune claire Odeur montante de la terre endormie Mêlée au parfum diapré de la chambre. Une voix Un murmure Ondule de cet océan de sommeil. ... Je t'attendais.... Émergeant de ma torpeur Que trouble la présence de cette ombre, Mon esprit vagabonde, écoute Cette voix qui porte mes rêves Mirage d'une présence irréelle, Mirage d'une ombre qui est chair. Ombre de femme Femme amante, offerte, Vêtue du voile de la nuit. revenir au début
Je suis silencieux en ta présence, Ma pensée comme embuée reste figée, Mais les mots sont présents... en secret. ... Il y a tant de façon de t'aimer. La mienne, c'est de ne rien montrer. Ta présence, je la fête. Le temps, s'écoule comme la vie, Passe, renouvelle les feuilles jaunies. Je n'ai pas perdu ce temps. Nous vieillissons ensemble avec lui. Ai-je l'impression que ce sentiment Tu le décèles, tu as l'élégance D'en soupeser le charme discret. Il suffit d'un signe pour se sentir unis. Nous avons des regards qui écoutent. revenir au début
Tu es mon Ile où le temps et l'heure présente Se faits décor et tu poses sur moi La fraîcheur de ton regard reposé, Parfum d'instant précieux. Jour après jour, le monde croît, Le présent n'est rien sans l'héritage du passé. Passé, présent, se conjuguent dans l'instant, Même la mort ne peut se reposer éternellement Même elle, peut mourir. Lorsque son temps viendra Pour nous, le nôtre commencera Et notre sommeil cessera. Il ne tient qu'à moi pour que je m'en souvienne. revenir au début
Donne ta main compagne élue Pour qu'ensemble nous suivons une même route. Tu es Je suis Nous sommes Un. Chacun de Nous est ciel et terre. De la mélodie naît la stance. Marions-nous. L'horloge du temps mesurera notre Union Scandera l'alternance de nos passions. Engendrons notre descendance, Et ensemble, Cheminons vers la vieillesse. revenir au début
Doux est le souffle Effleurant le front Parcheminé de rides Comme racines fouillent La terre ou elles épuisent La soif de la chevelure feuillage. Souffle berceau de Vie Apaise la fièvre du sang Le feu du regard se fait tendre Au calice des seins Repos de la quiétude du corps Et l'âme frémit au pardon accompli. Est-on arbre déraciné au vent Si ce souffle tiède d'embrun cesse ? revenir au début
L'on découvre l'éblouissement Des yeux miroirs de puits sans fond, L'on redoute ces miroirs où tout se confond Sous l'ombre de la miséricorde. Si l'on n'appartient à nulle Île C'est qu'Elle est Île de notre refuge Elle est Temps de nos yeux amants Elle est Temps harmonique amante. A son monde de corps sans défense Nous tentons de batailler, Notre ardeur en ces combats perdus S'épuise à l'heure de faiblesse De l'image des yeux miroirs Ombres de la miséricorde. Vers Elle, toujours nous revenons Ouvrir la fenêtre à l'Amour. revenir au début
Deux oiseaux Dans la chaude pénombre du nid Veillent à la sérénité de l'ombrage de l'arbre, Gardien du grand espace-bleu. Deux oiseaux d'une Île Que l'on dit abritant un trésor Où les arbres ont pour feuillage Les nuages de formes féminines. Deux oiseaux de ces maisons-espaces Où les nuages sculptent en Papiers découpés des constructions azur Sur des visages couronnés de lauriers. Ces maisons-espaces des oiseaux Ouvrent une porte sur le jour Au moment où la lune Se dévoile de ses signes dentelles. revenir au début
L'on entrevoit en clair-obscur Un visage au regard pureté d'eau. Et l'on se rêve à une beauté abrité Par un rideau de feuilles pâles d'or. Inconnue d'un conte Séduit le navire nuage. Sirène renversée de femme-espace Appelée ciel de forme claire-voie. Chante la fête du vieil arbre Où deux oiseaux dans la chaude pénombre Du nid veillent à sa sérénité. revenir au début
En cette nuit sélène Pour rêver tu es éveillée, Belle somnambule Folle libellule illuminée. Ton rêve de marée montante En vague dérivée sur tes seins Que la mer iodée caresse, Chrysalide gracile languissante. Nue, tu t'écoules en cette Nuit rouée d'offrante Aux mille voyages Océanes. Dans ce silence éphémère Qui oscille entre ciel et sable, Fleur éblouie de vaine envolée, Tu sèmes le fantasme Dans la chantelure frêle en feu pyrale, Bleue de libellule abandonnée. Sur la dune d'aube lavée Des limbes frileuses de ces nuits cernées, Tu passes pâle sous le roulis des vagues, Musicale comme une fugue de Bach. revenir au début
Porcelaine d'agate où se mire L'eau de pluie amenée par la marée De lune montante Avant que le matin Ne vient fouler mon rêve. Les éclipses se posent sur tes mains En cette nuit où mon errance imaginaire Soleil de mon crépuscule, t'appelle. L'air enroule les cils, Silencieuse tu es. Le sable roux colore l'aisselle de tes bras Pare ta chevelure de reflets Océanes. Je m'ouvre à la lune, Je vole ton Nom, Je te peins de fougères, Je te maquille de mousse de soie, Fourrure d'étamine rosée, tu es. Je te hèle Ma voix reste dans le désert En cette nuit qui ruisselle sur tes cils Le désir épuise le temps. L'air étincelle sur ton visage ocellé. Tu inventes l'audace qui cèle mon désir Sous la cluse lissée de tes seins. Tu défaits ta robe comme l'orage mène Sa danse de nuées en dérivent. Tes voiles volent, Nue tu es , rêve en mensonge. revenir au début
Tu erres, ombre obscène, mante de chair vitreuse Colorée d'or, câline, ondulante d'ange étoilé, Comète éphémère en cette nuit où La mémoire enfante le rêve fou. Et l'amour danse, passe de filles-feuilles D' hanches moirées de bleues Aux champs de mille fleurs. La nuit ouvre l'ombre, Phalène de jour, Anaphorèse au soir De l'adolescente caressée Nue en nuit vénitienne. Ton ombre danse une pavane Sicilienne Sous une pluie de pétales rose thé. Ondulante tarentelle, Tisse un bouquet d'iris A tes buissons de cils brassés Qu'hante la fêlure du froissé de ta peau, Frisson en contre, Vertige étreinte du rêve. Pour t'aimer ... revenir au début
Vibration de langue vocable D'une lune pâle d'amble mille voyelles En ce jour soleil fuie un orage fantasmagorique. Folie ! O mille mille voyelles ! Colombine en rafales d'ailes Hante le soir ocellé. Au vent du large Océan File la nuit d'or En dérive de rêves. Le feu de mille mille soleils Ivre de chaleur en rut Gave le sable de tubéreuse amaryllisé De métaphores gansés de turquoises. Femme-enfant Voleuse d'amour Fille du Ciel née du Soleil A l'aurore du soir retire ses voiles du jour Dévoile des seins satinés Et des reins mohairs Sur des jambes ambrées en bleus d'anges. L'iris est miroir A l'heure où sur son épaule coule L'orée du soir en ruisselet. Rêve d'une enfant d'errance en éboulis Au vertige de sa voix musique Déploie le temps Offrante au vent espace-océan. Intense est son corps Ambrée est sa chair Courbe sinueuse ouverte, Écume océane à la pluie. Mille mille sables face à l'Océan ! Mille mille sables chargés d'illusions ! Terre-Reine où sables, roches, écumes, Ourlés d'airs, mêlés en chevelure Attirent la houle en rafales de silences. Songe d'avalanche lève l'imaginaire Au fil des marées En Cybèle parée de mille mille voyelles Amoureuse adolescente Entrouvre l'ombre A l'éclaircie de la lune gibbeuse. Au vent , à la mer Chevelure lumineuse Tissée d'écumes diatomées. Ces désirs Océanes sous la cluse Lisse des seins aroles Épuisent en soupir sur soupir Ce moment de mille mille voyelles. Venue d'au-delà de l'onde salée En silence sous le bruissement, Sept ciels à sa portée ! Sept ciels d'habits de velours ! Sept ciels à la voix gorge ! Jettent au large Océan Une musique violoncelle embuée de râle, Où la femme-enfant nue de voile froissée Éveille les sens à l'espace-extase. Noces d'écumes de flammes amantes ! Femme-enfant allume le brasier Au chant épithalame des cœurs amarantes ! Déploie en étoiles filantes La danse des langues Griffées de mille mille mots musiques ! Femme-enfant chante la mer Océane Crie à la lune l'amour paré d'or ! La mer pare cette nuit ses seins D'un châle chrysalide et, Sur ses lèvres Crève l'écume jusqu'au râle D'îles en bulles. revenir au début
L'anacrouse de l'aurore déploie Ses manches roses de l'aube Et tombent rubanés sur le jour naissant. Au loin, crisse contre la brise Une mouette de ses ailes fluides Effrange l'orbe de l'eau. Le ciel rose-miel irise la diérèse, Change, chancelle, étincelle Sur la couche des grands champs Comme Cybèle attire les rêves. Le grand décolleté de l'horizon Après la criée, en gestes lents Des hanches jonchées de bronze Comme branches lourdes Annonce le souffle des chants-rêves. Éclate la fragrance ! Elle sonne le silence du temps Enroulée de fleurs éblouies En vaines envolées sur des ailes coralines. Les yeux blanchis sous la charrée De la peau encore chaude d'une caresse, Sombre en troubles dorés de mille mille aurores. O femme-enfant, Chante dit la mer ! Nuit criée répond la vie ! O femme-enfant hanté de corps nu Exhale l'amour au ventre foutre Cambre triomphant l'amble de ses reins De mille mille iris marines , Sous la tarlatane comme fontaine Et ses seins de laines diaprés Frémissent chaulés Moites de buées vitreuses. L'écume se love d'amour, Ivre de sens d'une lueur millénaire D'ondulations, béate d'extase. Le battement de ses cils topazes Farde la mer où le soleil rafle une marée rêve Chavire en une ultime bacchanale. Le délire des mots voyelles caresse son visage Ocellé sous un ciel libellule mourant lui aussi. L'amour brode une robe sorcielle au jour venu, Savane assolée de silence Et son corps névé de laine-lune Plus nu que mille mille éphémères Invente le fête farandole pour nuire A la lune gibbeuse et narguer le ciel, Amant d'une nuit. revenir au début
O beauté de l'Eden Pureté de l'éphémère L'Océane exhale l'extase fendue De flammes sorcielles, S'effeuille sous la frondaison de ta chevelure De mille mille délires. Au sable doré ton corps ébène ruisselle Laisse tes seins d'hermines d'or L'empreinte de vertige Et s'ouvre drossé au vent Océan. O rêveuse épanouie Offerte mourante bleue comme oiseau tombé, Tes yeux s'enroulent parés De mille mille iris d'étoiles stellaires. Un nom murmuré, La mer l'emporte Très loin, A l'espace océan. revenir au début
Une voix rendit la folie à son âme, A son échelle Dans un ciel coupé d'amande. Au jeu du miroir, Elle est venue. Aux assauts hardis des mains Son ombre a cédé. Son corps cherche l'appui Telle la tige sous le vent. Il est ce vent ! Mains et mains s'incurvent en vrille Dans les cheveux, Les lèvres errent sur l'espace de leurs corps. Enlacement confondu en un seul Un. Et la Terre s'est parée d'en bas Comme d'en haut de leur chair unique. Je suis Celle qui monte du désert D' une colonne de fumée en vapeur d'encens Vêtue de voiles bleues Éclatée en arborescence. Beauté Noire du Livre de Mathavi ! Source d'eaux vives à l'aurore. Femme, je suis ! lui, frémissant d'images, Sa langue se refuse d'agir aux paroles Pressées dans les méandres de lui-même. Tu es narcisse Fleur au milieu des épines Beauté exhalée par ta coiffure, Tes yeux ont l'éclat de la rosée Ton nez a la provocation d'une tour Et pour défense tes dents jumelles. Au vent ta chevelure ondule Comme troupeau de chèvres en cavales. A ton cou sont suspendu mille rondaches Rythmant le son Amour. Tu es femme ! Image de son Image vagabonde loin, là, Où se dresse les tentes. Au vent du soir venu des monts, Embaumé des vergers en fleurs, tourbillonne les voiles de sa robe. L'incarnation de Mathavi danse Pour Lui Pour Elle Ils se laissent boire au son de l'amour. Elle est Terre ! Il est Ciel ! Des fils invisibles les retiennent. Les pendentifs rythment ce temps-amour, Dans cette houle lumière, Leurs corps se laissent couler... Et... Leurs mains explosent ! Leurs corps s'enflamment ! Leurs bras s'enlacent ! Se cherchent ! Se touchent ! La chair de ce brasier gronde ! Leurs lèvres se joignent Mordent Leurs langues plongent dans La salive épaisse sucrée. Des seins roulent, s'enroulent, Agiles, fragiles, glissent Des doigts gourds et courts Pétrissent, épousent. Le souffle dans l'étreinte S'engouffrent dans le tunnel du néant. revenir au début
Les yeux se ferment; Odeur de fauve de rut brut. Les cuisses s'affrontent Ardeur de viande pulpeuse En râle puissant. Du ventre en feu Du phallus tendu Au sein de la forêt de crins Murmures chuchotement d'un cri, Larmes de lait Parfumé de miel ... Extase de délire aérien ! Deux voix s'unissent Même lèvres Même mots. revenir au début
Que reste t-il de ces matins Quand tout autour tout est sombre ? Tu me murmure, .... Dis à l'âme somnolente Le matin du grand jour luit Embaumé du parfum des roses Laisse un instant mon errance en toi ... Seules les mains Comme une cage gardent Ce qui reste de la nuit. De ces moments, L'on se cherche L'on se taquine Une fois, deux fois ... La nuit en contre-jour décline Un écran de buée nous sépare. Nous aspirons une bouffée d'air Nous avons tant de choses à nous dire Nous sommes pleins de silences De n'oser qu'entre nous Nous sommes dans le rêve. Du rêve d'hier Il nous reste que le temps Une imaginaire en liberté. Si mes yeux ne peuvent te voir Ils gardent en eux ces mots D'une vision d'instant D'un moment d'émotion partagée, Tu as été fontaine de mon jardin. Le temps n'en a pas effacé la souvenance. Il n'y a pas d'amour sans question. L'amour se cherche S'entrelace Se réalise S'efface Aimer et détester. La passion passe entre Les lézardes du chagrin. revenir au début
Femme nue, femme noire Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté ! J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux. Terre promise, du haut d'un haut col calciné Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle. Femme nue, femme obscure Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du vent d'Est Tamtam sculpté, tamtam tendu qui grondes sous les doigts du vainqueur Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée. Femme nue, femme obscure Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux. Femme nue, femme noir Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Éternel Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie. Léopold Sédar Senghor ( Chants d'ombres 1945 ) revenir au début
Un silence s'installe S'implose Rompu par deux respirations Troublé l'effleurement De caresses fugitives. Le resserrement de l'étreinte Moment suprême De la lente décision De l'immense retombée Pendant la descente. Connaissance de l'Un de l'Autre ! Corps labourés ! Corps dévorés ! Corps engourdis de douce mort ! La solitude s'esquive L'angoisse s'estompe. Ils sont seuls ! Recevoir Prendre Deux présences parallèles Acceptation de l'offrante , Une lumière que chacun porte en soi. revenir au début |
||||||||||||||||||||||||||||||||