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TROIS MOTS PROCEDURE SILENCE ECOUTE ! SAIS-TU ? Retour à la page d'accueil. Retour au Site Portail |
REFLEXION SUR LE THEME :
"ETRE ETRANGER"
Je vous joint ces poèmes, issus d'un ensemble en cours de préparation, ce sont des poèmes non sur l'amour, mais sur la guerre.
Pour ces trois mots : Liberté, Egalité, Fraternité Qui sont Evangiles, ouvrent la voie du cœur, Que le soldat de l’an II, chemise au vent, Chantait par monts et vallées. Mots sans frontières où l’exilé, l’émigrant, Le prisonnier, aspirent à de vertes contrées Où ne sont ni cercueils, ni guerres. Pour ces trois mots : Liberté, Egalité, Fraternité Qui sont frères et nous rends frères, Blanc, noir, jaune, rouge, à l’heure où tout Se conjugue en actes incendiaires et laisse Inconsolés, ni deuils, ni sanglots, Car ils frappent en délicatesses et légèretés. Pour ces trois mots : Liberté, Egalité, Fraternité Qui sont poignards en ouragans déchaînés Clouent au poteau ceux qui osent les bravés Nous tiennent tête haute pour des défis de demain Sans rime et quatrain. Pour ces trois mots : Liberté, Egalité, Fraternité Qui sont comme caresses pour l’orbe de l’âme Offrent à ceux qui écoutent, les promesses D’une terre sans ombre épaisse, ni sang versé, Mais le havre tendrement maternel et un grain Une vie plein de rêves aux garçons et aux filles. revenir au début
Lorsqu’ils ont arrêtés les communistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas communiste. Ils sont venus pour les socialistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas socialiste. Ils sont venus pour les dirigeants syndicaux, je n’ai rien dit, car je n’étais pas syndicaliste. Ils sont venus pour les juifs, je n’ai rien dit, car je n’étais pas juif. Puis ils sont venus pour moi, il ne restait personne, pour dire quelque chose. Pasteur Martin Niemôller ( Dachau 1942 ) revenir au début
... ECOUTE ! Le frémissement qui monte de la rumeur Consciente, amplifiée par le son du vent Sourde plainte montante L’écho la renvoie sur la ville Où elle se brise en fragment sur le béton Se noie misérable dans l’écume indifférente. ... Ecoute ! Les oreilles pleines d’une cacophonie de mots Restent sourdes à tout appel Les vies malaxées dans cet espace Grouillantes, ballottées Se vident de toute force. Ces vies nous font oublier Que chacune possède une âme Elle nous demande Qu’un peu de notre temps. revenir au début
" ... Sais-tu ce que c’est d’être sans pays ? sais-tu ce que c’est que de vivre dans un paysage laid, où vous êtes la risée de tous ? Cela nous déprimait, car l’homme doit-être entouré de beauté sans laquelle son âme ne peut s’élever. As-tu conscience ce que c’est de sentir sa race écrasée, Méprisée, acculée à prendre la réalité de ce que nous sommes : un fardeau pour ceux d’ici. Peut-être étions-nous pas suffisamment retord ou soumis pour apporter une participation servile, mais nous étions résignés pour que nous puissions suivre. Nous avons été mis à l’écart parce que nous restions à l’état végétatif. Fils, dis-moi à quoi cela ressemble-t-il de n’avoir aucun orgueil de sa propre race , aucun amour pour son entourage, aucune confiance en soi ? Qui peut le ressentir s’il n’a pas tâté de lui-même l’amertume. C’est vrai nous ne faisions aucun cas du lendemain, trop préoccuper que nous étions du quotidien. Qu’est-ce que demain ? Quand notre âme perd tout sentiment du beau ! Après que l’état français chichement nous à établi dans notre dignité, ceux d’ici nous tendent la main et nous offre d’aller vers nous. " Viens, intègre-toi ! " C’est qu’ils disaient blancs ou noirs. Mais comment venir, quand nous sommes nus et couvert de honte ? Comment venir avec dignité sans notre héritage ? Nous n’avions pas de présence, rien à offrir ! Car en catimini ils continuaient à nous mépriser ! Devrions-nous venir à eux comme des mendiants et tout recevoir de leurs mains tous-puissantes ? Que devions-nous faire et attendre quoi ? Nous devions, de nous-mêmes, nous retrouvez, car ceux d’ici ont besoin, ce quelque chose qui est nous ; c’est alors que nous pourrons dresser la tête, dire aux nôtres : Ecoutez, ils nous appellent, allons devant eux. Nous demandions pas l’aumône ; nous pouvons vivre sans cela ; mais notre condition humaine, nous ne saurions vivre sans elle. Un autre mot a remplacé l’aumône, c’est l’intégration dans les écoles. Peut-on parler d’intégration avant qu’elle soit sociale, celle des cœurs et des esprits ? Sans eux, on a juste la présence des corps et les murs Serons aussi haute que des montagnes. Regarde, dans la cour, toute couleur est confondue, unie en apparence ; les montagnes se dressent, les vallées se creusent, un grand vide s’établit entre les groupes, et aucun n’ose le franchir. Vois-tu le mélange se fait dans nos têtes, dans une école les élèves sont petits et il est impossible de combler un grand vide. " revenir au début |
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